Sélection de lecture : Les polars culinaires

Parce qu'en cuisine, il n'y a pas que des livres de recettes...
Le-Cuisinier vous présente, en partenariat avec les éditions Livre de Poche,
Michèle Barrière.
Auteure de plusieurs polars historiques et culinaires.

"Ecrire des polars historiques et culinaires, c’est vivre entre son ordinateur et ses plaques de cuisson, la tête dans les textes anciens et les mains dans la pâte à tarte. Exercice gourmand et partagé avec amis et voisins car il faut bien les tester, ces étranges recettes ! Tout d’abord les déchiffrer, puis trouver les proportions et les temps de cuisson. Mes cobayes ne rechignent pas à traverser les siècles, une assiette à la main. Il faut dire que j’habite un quartier‐village où tout le monde se connaît et où nous n’hésitons pas, tout au long de l’année, à sortir les tables dans la rue pour prendre l’apéro autour d’un hypocras ou d’un vin des dieux, déguster un canard à la sauce douce, un potage jaunet ou une tarte royale.
A mes débuts de cuisinière antique, je déposais des plats sur le paillasson de mes voisins avec un petit mot : « Jetez si ça ne vous plaît pas ». Je redoutais que l’annonce d’une recette de 1393 ou 1750 ne leur fasse tordre le nez. Il n’en fut rien. Et depuis, les habitants de la rue Cauchois sont certainement les Parisiens les plus cultivés en matière de gastronomie historique ! Avec « Souper mortel aux étuves », « Meurtres à la pomme d’or », « Natures mortes au Vatican », je les ai entraînés sur les chemins épicés du Moyen Âge et de la Renaissance, où les cuisiniers ne lésinaient pas sur la cannelle, le safran, le clou de girofle, la muscade, le gingembre, la cardamome… Ils ont découvert avec surprise que le sucré‐salé n’était pas une invention du XX° siècle, mais que nos ancêtres gourmets, il y a plus de sept siècles, adoraient ces mélanges pour assaisonner légumes, viandes et poissons. Ils ont goûté à cette cuisine légère et acidulée, dominée par les maîtres italiens, où les liaisons n’étaient pas faites au beurre et à la crème, mais avec des jus d’agrumes, du lait d’amande. De quoi me permettre de revenir sur certaines idées reçues. Non, les épices n’étaient pas là pour masquer le goût des viandes avariées. Non, la cuisine n’était pas grasse.
Bien au contraire ! Dans les recettes qui figurent dans mes romans, j’ai des miracles d’alliances savoureuses et je m’étonne toujours que les cuisiniers d’aujourd’hui n’en fassent pas leur miel."

Michèle Barrière.

 

Retrouvez les 6 titres de Michèle Barrière, aux éditions Livre de Poche : 
Meurtre au café de l'Arbre Sec,
Les Soupers assassins du Régent
Meurtres au potager du Roy
Natures Mortes au Vatican
Souper mortel aux étuves
Meurtres à la pomme d'or

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